Libre adaptation du Grand Macabre
MISE EN SCENE Chloé Giraud
Résidence en milieu scolaire
Collège Val de Souleuvre- Bény-Bocage
du LUN. 27.02 au VEN. 3.03
du LUN. 10 au VEN. 14.04
Dans le cadre du dispositif Jumelages DRAC Normandie
COLLABORATION ARTISTIQUE Myriam Jarmache
AVEC Marion Couzinié, Anne-Emmanuelle Davy, Jean Hostache, Maxime Roger, Arnaud Troalic et un chœur volontaire de casques blancs
CREATION Compagnie de Haut et de Bas
Le Grand Jeu s'inspire de La Balade du Grand Macabre de Michel de Ghelderode et de l’opéra de György Ligeti. Tout part de la fiction d'une ville désertée, destinée à l’engloutissement, où cinq habitants (dernier bastion de vie) s’organisent pour lutter contre leur disparition à venir en déplaçant leurs peurs dans un Grand Jeu. Ces cinq protagonistes jouent tellement que leur propre jeu les enivre jusqu’au délirium tremens. Le spectacle entrecroise mots et musicalité, grâce à l’Instrumentarium cité dans La Balade du Grand Macabre composé entre autres de percussions (sonnettes, klaxons, carillons, bâton chinois), de soufflants (trompes, sifflets, picolo, appeaux) et d’instruments traditionnels à bourdon (shruti-box). La compagnie souhaite au travers de cette œuvre mettre en crise avec le concours de la farce, le livret foisonnant de Ligeti et la langue aux accents iconoclastes de Michel de Ghelderode, le propre de l’homme, qui, quoique conscient de la permanence de la mort, ne peut s’empêcher d’aspirer à la vie éternelle.
« Aujourd’hui les morts sont loin de nous, et ça ne nous fait pas rire. Nous éloignons la mort de nos vies. L’art transforme, l’art approche et tourne autour de ces tabous sociaux. Autrefois nous dansions macabre, nous riions macabre, nous fêtions macabre. Le Grand Jeu est aussi cette possibilité offerte à nouveau de tourner, danser, chanter jouer et rire autour de la Mort, avec la Mort, et pour la Mort. Une ode à ce que nous fuyons tous, et qu’en fuyant nous trouvons. » Chloé Giraud